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Renardo, on en mangerait...

PARIS (France) (AFP) - Les livres de cuisine, de plus en plus nombreux, ont investi le Salon du Livre de Paris qui réserve pour la première fois tout un espace à la gastronomie, le Square Culinaire, où les visiteurs, jeunes et moins jeunes, peuvent apprendre à savourer des plats méconnus. Et les auteurs se défendent de surfer sur une certaine mode, même si beaucoup admettent que le succès des émissions télé y contribue fortement.

Parmi les nombreux auteurs présents, des hommes et des femmes de théâtre, de cinéma, de télé, des restaurateurs connus et moins connus, des pipoles et des anonymes venus transmettre leur(s) plaisir(s) de déguster autant que d’écrire la « bonne cuisine ». Ainsi, Anne de la Forest, auteure du "Livre des frites" (Hachette), est venue expliquer comment faire des frites de panais ou d'aubergine, Sébastien Guénard, auteur de "Tu vas kiffer le navet!" (éd Thierry Magnier), a tenu en haleine son jeune auditoire, tandis que Bertrand Renard, célèbre présentateur de l’émission Des Chiffres et Des lettres, auteur de "Renardo, on en mangerait…" (Robert Laffont), n’a cessé de dédicacer son dernier ouvrage. « On a l’avantage d’être reconnu » explique l’animateur qui n’avait pas publié depuis 1996. « La bonne bouffe m’a toujours séduit, je suis un épicurien et un jouisseur » reconnait d’emblée celui qui avait déjà écrit en 1982 "Sarlat ET le Périgord noir " (Ed.Favalleli), aujourd’hui épuisé. Avec ce nouvel ouvrage, il propose des dizaines de recettes de gibier, aussi méconnus que la fouine ou le renard. « Depuis l’apparition d’un logiciel de calcul dans l’émission (NDLR : le Renardo) en 2008, les gens me demandaient dans la rue : « Et ça se mange le renard ? ». Longtemps interdits, pour des raisons moralistes assez obscures, ces gibiers qualifiés d’impropre à la consommation se chassent dans beaucoup de régions du Sud, nos grands-mères se passaient des recettes sous le manteau, je les ai remises au goût du jour ». Monsieur Calcul ne vous dira pas que « le compte est bon » (les recettes ne sont pas bon marché), mais pour ce qui est du renardeau à la sauce aux morilles, aux myrtilles ou groseilles du coin, Bertrand Renard l’affirme « C’est très fin au palais, succulent », ses nombreux lecteurs peuvent lui faire confiance les yeux fermés.

LOU BARBOT

4e de couverture

4e de couverture

Tag(s) : #actu, #dcdl
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