A m´asseoir sur un banc quarant’cinq minutes avec toi
Et recompter l’argent tant qu´y en a
Parler d’Antoine qu´est mort ou qui r´viendra
En serrant des mains qui ont froid
Pis donner à bouffer à des millions d’idiots
Pas de filets, des coups d´ pieds, tout sonne faux
Et attendre ton pitre qui zlatane les murs
Qui doit surtout éviter les blessures
Te rappeler un peu comment c’était plus tôt
Les cons cheikhs généreux
à qui on piquait l’argent
Kanak ou Mythos, Carlo c’est du flan
Et les Mittal gagnants
Elle marchait sous la pluie cinq minutes avant toi
Et regardait la Ligue sans « y-a-qu’à »
Caracoler pépère en sanctifiant les lieux
Pas de « sa mère » juste un p´tit peu
Et sauter les obstacles sans chercher à râler
Enfiler nos caillasses puis s´barrer
Et atteindre le pire comme on atteint l’amer
Tout arrêter, r´partir en arrière
Te raconter surtout le PSG d´antan et les bons supporters
Et les vrais youyous qui sortaient de nos lèvres
Et sans niquer les gens
Et les Mittal gagnants
A y croire comme un gland ces minutes avec toi
Et regarder le graal qui s´en va
Te parler du champion né-mort, je m´en fous
Te dire que les perdants c´est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n´est que de tes vieux
Car ils avaient l´avantage d´être mieux
Et entendre ton Sire s´énerver tout là-haut
Qu’ils s´envolent avec leurs noms d’oiseaux
Te supplier en vain qu´il faut virer Ancelotti
Et ses italiens, ce sont des assassins
Et remporter sans lui les titres défaillants
Et les Mittal gagnants
Et les Mittal gagnants…