Hey Manu, tu descends ?
Et pour quoi faire ?
Bah, c’est ton destin !
Le Manu, tranquilou, est venu en plein mois d’août
Côtoyer un jeune, Mika, sans oublier la dédicace
Le maillot du club, floqué Bertrand Renard, la classe
Laminer l’adversaire sans toper, avec un sourire si doux.
Hey Manu, tu descends ?
Et pour quoi faire ?
Bah, c’est ton destin !
Le 2e est JPP que tout le milieu connait
Des crèmes de joueurs comme on en fait plus
Amitié, nostalgie, sourires, tout ça m’a bien plu
Au-delà de ce duel fratricide entre caïds lyonnais.
Hey Manu, tu descends ?
Et pour quoi faire ?
Bah, c’est ton destin !
En fin de semaine, un artiste est choisi comme apôtre
Pas seulement jongler mais pour faire son cirque
Le club des 5 n’est pas gage de talent, bande de comiques !
Vincent mit là l’âne dans un pré et s’en vint dans l’autre.
Hey Manu, tu descends ?
Et pour quoi faire ?
Bah, c’est ton destin !
Une grosse pointure arrive tout droit de Cholet
Pascal le grand frère d’armes se loupe en calculant
Sans sortir le mouchoir, s’avérant au duel plus lent
La fougue, la jeunesse, le talent permettent de s’envoler.
Hey Manu, tu descends ?
Et pour quoi faire ?
Bah, c’est ton destin !
Pour contrarier l’élu le jour de l’Assomption
La prod en appelle désormais à cinq Dominique
Jeux de mots, anagrammes et même mimiques
Mi-août, journée du chat, rien ne freine l’ascension.
Hey Manu, tu descends ?
Et pour quoi faire ?
Bah, c’est ton destin !
Descendu d’en haut de France, le grand Sergio a la côte
Ni harmonica ni poncho, mais barbe et tignasse légendaires
Le regard est perçant, les duels vont assurément lui plaire
Bip bip abdique en calcul, « Jésus » reprend le rôle du coyote.
Hey Manu, tu descends ?
Et pour quoi faire ?
Bah, c’est ton destin !
Applaudir les cascades de Bébel, rêver l’antan de Marcel
Jogger sur la corniche Kennedy, rester jeune, beau et seigneur
Féliciter les diplômés, qui finiront plus footeux qu’ingénieurs
Les vacances de Manu sont méritées, bienvenue à Marseille !
